| 02 octobre
2008 |
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Introduisant les débats, M. Jean-Michel Billaut rappelle qu’au début des années quatre-vingt, l’Europe avait inventé le vidéo-texte. Anglais, Allemands et Français disposaient de protocoles particuliers. L’État français fabriquait des terminaux Minitel, les mettait à la disposition du public et le business model consistait à faire payer l’information que les gens allaient chercher. Parallèlement, les Américains inventaient un protocole nommé TCPIP, qui est devenu l’Internet par la suite, et qui n’avait pas de structure centralisée. Ce protocole s’est répandu dans les universités américaines, auprès des étudiants, qui continuaient à l’utiliser après avoir quitté l’université.
Au début des années quatre-vingt-dix, un Anglais, Tim Bernes-Lee a inventé ce qui a été appelé le web. En fait, il a mis en musique les théories de Ted Nelson sur l’hypertexte. Un an plus tard a été inventé le premier browser, ou premier navigateur. Il s’est passé alors quelque chose d’extraordinaire : en quelques années, tout le savoir humain s’est retrouvé sur Internet. À la fin des années quatre-vingt-dix, en France, et grâce à l’Autorité de régulation, le taux de connexion des ménages français est passé, en très peu de temps, de 0 à 60 %.
Pendant ce temps, sur Internet, on a continué à inventer. Dans le creuset de la Silicon Valley, de nouveaux outils sont apparus : les blogs, les flux RSS, les réseaux sociaux, qui constituent ce qui a été appelé le web 2.0, mais d’aucuns ont déjà commencé à annoncer l’arrivée imminente du web 3.0.





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